Des morceaux d’electrolytes
September 4, 2010 in Vismavie
Au début de la journée je n’avais plus de sous. Contraint d’emprunter de l’argent à notre benji national (que je ne lui ai pas remboursé encore d’ailleurs) pour payer mon loyer, il fallait absolument que j’ouvre mon compte en banque canadien.
Tout commence par un petit voyage en métro où je fais imprimer une preuve d’inscription à mon école. Cette preuve est une facture qui annonce fièrement 1082$. Techniquement pour un étudiant lambda, chaque cours rajouté à son panier coûte tant. Mes 12 crédits valent donc cette somme. Et ce pour un trimestre. Il faut voir que les étudiants locaux ou en cycle long n’ont pas de grandes vacances à proprement parler. Le troisième trimestre est facultatif ou peut être allégé (prendre moins de crédits et donc moins de cours). Mais l’on peut très bien imaginer une scolarité sans grandes vacances. Las de ces réflexions, je décide de monter au troisième étage de mon université pour rencontrer le responsable de mon programme d’étude. L’ascenseur hyper rapide m’y amène. Je traverse un couloir trop large et trop long. Tout cela pour se voir signifier que la personne en question n’est pas là. Et oui, lundi prochain au Quèbec c’est la fête du travail. Du coup, tout le monde en profite pour poser son vendredi. Super.
Ayant tout de même ma preuve d’inscription qui fait également foi de preuve de domicile, je me rends à mon rendez-vous à la banque. Sans problème j’ouvre un compte en banque et l’on me remet presto une carte de retrait. Je suis à la bmo pour ceux que ça intéresse. Le compte est gratuit pour les étudiants. Alors quelques trucs sur le fonctionnement bancaire. Lors de l’ouverture du compte, la banque vous prête 300$. Ce sera la seule somme que vous pourrez utiliser sous les 30 jours de l’ouverture du compte. Enfin je n’ai pas bien compris cette partie. En gros j’ai compris qu’il fallait que je remplisse mon compte rapidement, ce que j’ai fait à coup de traveller check. L’agent de banque au guichet m’avait conseillé de changer mon code secret au distributeur. Et oui, on peut changer le code de sa carte autant de fois souhaité. Mais comme le dieu de la loose est avec moi, j’ai lu le papier où était noté le code secret à l’envers. Ce qui m’a fait bloquer ma carte bancaire. Je suis donc retourné au guichet et on me l’a débloquée en lui attribuant le code “1234″. J’ai ensuite pu changer le code secret et tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Pendant ce temps au dehors, la rue Mont Royal avait été transformée en rue piétonne pour permettre aux commerçants d’étaler leur produits au dehors des magasins. Un sympathique passant m’informe que ça s’apelle le “stock” (et donc le marché en bon français) et que ça s’organise 3 fois par an.
Je fonce ensuite à McGill (le cœur de la ville en matière de centre commercial) pour faire faire ma carte de métro. Devant une queue de 300 mètres d’étudiants ruminants je décide de tenter plutôt la sécurité sociale québecoise. Même si la France et le Québec ont des accords d’entente, je dois me faire enregistrer chez eux. Deux grosses contraintes pour l’administration du coin : elle ne fait pas les photocopies et veut une photo au standard passeport mais canadien (c’est à dire énorme photo). Comme le hasard fait bien les choses, un photographe sévit au premier étage de la tour qui abrite la sécurité sociale et plein d’autres succursales et bureaux. Ensuite je retourne à la station Uqam pour faire des photocopies dans un centre commercial. La journée ayant bien défilé, je n’ai plus le temps de retourner faire ma carte d’affilié social.
Pendant tout ce périple, je rencontre le seul élève de mon école venu dans la même université Montréalaise. En se croisant, on s’est juste échangé nos courriels. Bref.
La soirée se révèlera finalement plus intéressante que la journée. Comme à notre habitude, après avoir mangé un spécial (menu boisson comprise au rabais) mexicain, nous sommes allés glander dans le parc en face de la station Uqam. C’est également le lieu de rencontre des clodos et l’on comprend vite pourquoi : un camping car d’une association vient les nourrir. Les flics cependant veillent en faisant des patrouilles au ralenti sur les allées pavées et piétonnes de la place. Après qu’un clodo nous ait offert un super numéro de claquette tecktonik, une fulgurance me rappelle qu’en soirée les clubs gays font sortir leur stripteaser dans la rue pour appâter le chalant. Benji étant comme à son habitude très enthousiaste à cette idée, nous nous engouffrons dans le quartier du village (gay !) Pour le coup nous étions un peu déçus. Seule une soirée fétichiste cuir se montrait au grand air. Pour le reste c’était somme toute très soft. Mais juré on y retournera !
Pour finir, nous nous sommes payés le luxe de nous perdre entre deux stations de métro ce qui nous a permis de visiter Chinatown. La cité est délimitée par des portes décorées manière art chinois qui l’encercle. N’étant pas adeptes d’acuponcture, nous décidâmes de rentrer au bercail pour vivre de folles journées le lendemain !
Recent Comments